Petit pays

Synopsis :

Dans les années 1990, un petit garçon (Djibril Vancoppenolle) vit au Burundi avec son père (Jean-Paul Rouve), un entrepreneur français, sa mère rwandaise et sa petite soeur. Il passe son temps à faire les quatre cents coups avec ses copains de classe jusqu’à ce que la guerre civile éclate mettant une fin à l’innocence de son enfance.

Jean-Paul Rouve

Le saviez-vous ? :

  • Trois ans après « La Promesse de l’aube« , le cinéaste Eric Barbier revient avec une nouvelle adaptation qu’il transmet à l’écran ; cette fois-ci, il s’attaque au roman du même nom écrit par Gaël Faye, qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.
  • A part Jean-Paul Rouve qui est le seul acteur professionnel, le reste du casting est novice et n’avaient jamais joué dans leur vie.

Ma critique :

Ce n’est pas un film sur les événements tragiques qui ont frappé le pays et ses voisins à proprement parlé mais c’est une chronique de la vie d’une famille pris dans la tourmente de ces événements qui en sont la toile de fond. Beaucoup se souviennent de ces années 90 où plusieurs génocides ont eu lieu et plus particulièrement le génocide Rwandais qui avait également des conséquences similaires sur le petit pays voisin, le Burundi. Avec ce film, Barbier place sa caméra à hauteur d’enfant puisqu’au début, on est plongés dans un récit initiatique qui narre l’enfance d’un petit garçon métis dans un pays africain en période de post-colonisation avant que la suite bascule vraiment dans l’horreur à un tel point que la tension monte crescendo qu’on est complètement retournés à la fin du générique…

Djibril Vancoppenolle

Jean-Paul Rouve est excellent dans son rôle et son implication dans des rôles dramatiques fait vraiment plaisir à voir même s’il reste un peu à l’écart dans ce récit à hauteur d’enfant. C’est un rôle secondaire mais tellement émouvant et puissant. La révélation s’appelle Djibril Vancoppenolle qui est juste parfait en Gaby.

Le spectateur n’est pas ménagé puisque les images peuvent être d’une cruauté et d’une violence extrêmes, mais cela est nécessaire pour comprendre le traumatisme qu’ont vécu les populations victimes et notamment la famille du jeune héros. On retrouve aussi le mélange entre la joie de vivre de l’enfance, les tensions ethniques et raciales dans une région secouée par les crises politiques et les séquelles de la colonisation.Puis, l’avantage d’avoir un point de vue d’enfant permet de mieux mesurer l’ampleur du désastre et de ce qu’elle engendre : la pression subie de plus en plus constante, la peur qui s’ancre de plus en plus profondément dans les tripes de la population jusqu’à en faire perdre la raison pour certains..

Pour conclure, « Petit pays » est une adaptation littéraire réussie et saisissante sur le génocide rwandais, à hauteur d’enfant, tout en restant une ode lumineuse à l’innocence.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 16/20

Bande-annonce :

2 commentaires

  1. je l’ai vu après avoir lu le livre. si le livre m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps, je n’ai malheureusement pas ressenti la même chose en regardant le film. il reste tout de même excellent et je ne regrette absolument pas de l’avoir vu

    Aimé par 1 personne

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