Bienvenue à Marwen

Synopsis :

L’histoire de Mark Hogancamp (Steve Carell), victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

Steve Carell

Le saviez-vous ? :

  • Le film s’inspire du documentaire « Marwencol » réalisé par Jeff Malmberg en 2010. Les deux oeuvres se basent sur la vie de Mark Hogancamp.
  • Mark Hogancamp s’est fait sauvagement agresser par cinq hommes aux abords d’un bar en avril 2000 parce qu’il avait raconté à l’un d’eux durant la soirée qu’il aimait porter des chaussures de femmes.
  • Le réalisateur Robert Zemeckis souhaitait depuis longtemps adapter à l’écran le parcours de Mark Hogancamp et Leonardo DiCaprio était pressenti pour incarner Mark avant que le rôle ne soit finalement offert à Steve Carell.

Ma critique :

Une soirée, une petite phrase, une violence inouïe, des coups et plus rien : le sort s’est acharné sur Mark, qui, pourtant, avait seulement demandé à être tranquille et vivre pleinement sa vie. Mais la mort l’a épargné, et il faut réussir à relever la tête et se reconstruire.. Lorsqu’il  s’adonne à la mise en scène de ses poupées, Zemeckis exploite la notion de point de vue en travaillant sur l’imaginaire et plus particulièrement sur le fantasme. Il livre une oeuvre techniquement très réussie, mêlant les univers, les faisant se chevaucher même parfois. Toutes les séquences animées sont assez bluffantes, les figurines sont très expressives et parviennent, par moment, à nous faire transmettre des émotions. Pour moi, le film entremêle les scènes de réalité et d’imaginaire de fort belle manière et c’est cela l’un des points forts du film puisque j’avais peur d’être perdu mais le résultat se révèle être très bon !

Leslie Mann & Steve Carell

Au casting, Steve Carell s’avère très touchant, sans être pathétique, dans le rôle d’un homme brisé qui cherche à se reconstruire à sa manière, seul avec ses poupées et son appareil photo. Il y a beaucoup de retenue dans son jeu, et même une certaine dignité qui le rend vraiment empathique. Les femmes qui l’entourent sont rarement filmées autrement que sous forme de poupées, il n’est donc pas forcément facile de juger leur performance. On va excepter la jolie Leslie Mann en voisine, qui va tout faire pour l’aider. L’actrice est moins convaincante dans son rôle qui manque de saveur. Malheureusement, on constate que les seconds rôles féminins sont presque tous très sous-exploités et peu développés.

Le film alterne donc régulièrement entre l’histoire du monde réel et celle fantasmée des poupées de plastique qui vivent ses névroses sous la forme d’aventures rocambolesques tant le cinéaste apporte un peu de spectacle réconfortant au sein de son drame sur un traumatisé anxieux. De plus, il n’a pas du tout perdu son talent concernant la mise en scène avec une belle photo. Inspiré d’une histoire vraie, le film fait froid dans le dos, car même si on le sait très bien, l’humain est vraiment capable de tout. Comment comprendre ce type de comportement ? 

Pour conclure, « Bienvenue à Marwen » est une oeuvre réussie, aussi sensible qu’intelligente sur un thème particulièrement délicat mais parfaitement traité avec un Steve Carell excellent dans son rôle !

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 16/20

Bande-annonce :

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