Je vais bien, ne t’en fais pas

Synopsis :

Comme elle rentre de vacances, Lili (Mélanie Laurent), 19 ans, apprend par ses parents que Loïc, son frère jumeau, suite à une violente dispute avec son père (Kad Merad), a quitté la maison.
Loïc ne lui donnant pas de nouvelles, Lili finit par se persuader qu’il lui est arrivé quelque chose et part à sa recherche.
Ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement.

Mélanie Laurent & Julien Boisselier

Le saviez-vous ? :

  • Il s’agit d’une adaptation du roman homonyme d’Olivier Adam qui a connu un joli succès où Philippe Lioret a adoré le roman.
  • Mélanie Laurent a remporté le César du meilleur espoir féminin tandis que Kad Merad a remporté celui du meilleur second rôle.

Ma critique :

C’est un film incandescent, qui laisse au spectateur un souvenir brûlant, que le générique de fin ne parvient pas à effacer de la mémoire. Dès les premières secondes, dans cette foule oppressante, j’ai épousé le point de vue de la jeune Lili, le spectateur observe ses angoisses et ses frayeurs jusqu’à l’étouffement. Avec elle, il s’égare, s’étonne, se perd, se révolte, souffre et reprend vie. Le rythme est assez étouffant pendant 1h40 et c’est ce qui fait la force de ce long-métrage. Le scénario est basé sur une histoire de famille assez classique. Le film parvient néanmoins à entretenir tout le long un suspense intelligemment dosé avec une fin assez inattendue pour le spectateur n’ayant pas lu le livre. Ce n’est pas mon cas puisque j’avais beaucoup aimé le livre donc j’étais très curieux de découvrir son adaptation cinématographique.

Isabelle Renauld, Kad Merad & Mélanie Laurent

Philippe Lioret prouve par ailleurs une nouvelle fois qu’il est un excellent directeur d’acteurs et qu’il a un bon flair pour mettre en lumière les jeunes acteurs. Ici, c’est Mélanie Laurent est remarquable, son César du meilleur espoir féminin est entièrement justifié puisqu’on ressent toute sa détresse. Kad Merad est vraiment surprenant et excellent dans son premier registre dramatique et a mérité son premier César. Le reste du casting est aussi éblouissant avec des seconds rôles bien sentis avec Julien Boisselier, Aïssa Maïga et Isabelle Renauld.

Le réalisateur dissèque également les mensonges, les silences, les souffrances de l’adolescence comme l’anorexie dont la jeune femme est atteinte suite à la disparition de son frère jumeau. Cette histoire retranscrit de façon assez subtile le mal-être que peuvent parfois ressentir les jeunes. Elle aborde aussi habilement les difficultés de communication qui peuvent parfois s’installer entre les parents et leurs enfants. En effet, le manque de communication, la peur d’exprimer ses sentiments d’amour sont à l’origine de bon nombre de névroses familiales.

Pour conclure, « Je vais bien, ne t’en fais pas » est un film qui bouscule les apparences, à la fois poignant, intense, et sombre qui s’achève sur une lumière en demie teinte, à la fois sublime et terrifiante, le tout porté par une mise en scène et une interprétation réussies.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 18/20

Bande-annonce :

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