Ghostland

Synopsis :

Suite au décès de sa tante, Pauline (Mylène Farmer) et ses deux filles (Emilia Jones et Taylor Hickson) héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser tout la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth (Crystal Reed) devient une autrice renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera (Anastasia Philipps) s’enlise dans une paranoïa destructive. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des événements étranges vont alors commencer à se produire…

Emilia Jones & Taylor Hickson

Le saviez-vous ? :

  • C’est la deuxième collaboration entre Pascal Laugier et Mylène Farmer puisqu’il avait réalisé le clip « City of Love » en 2015.
  • La jeune actrice Taylor Hickson a été victime d’un accident sur le tournage du film et s’est retrouvée avec une blessure faciale qui a nécessité 70 points de suture, et a porté plainte contre la production.

Ma critique :

Avec ce film, Laugier parvient à trouver son identité propre et malmène son public aussi bien que ses héroïnes, destinées à vivre un sacré calvaire qui risque de retourner les tripes de plus d’un spectateur. Ce film emprunte aux contes, aux récits de Lovecraft, au torture-porn et surtout au cinéma de Tobe Hooper. Je trouve que c’est son film le plus convaincant et le plus réussi jusqu’à présent, alors que j’avais tellement détesté « Martyrs ». Ici, avec « Ghostland », il fait un film ultra malaisant qui va jusqu’au bout de sa folie, qui est vraiment tordu et il est assez intéressant dans sa psychologie et sa folie.

Mtylène Farmer

Le casting est extrêmement convaincant, à commencer par les actrices Taylor Hickson et Emilia Jones qui incarnent les jeunes filles ainsi que les belles femmes Crystal Reed et Anastasia Philipps qui incarnent les filles adultes de Mylène Farmer qui fait son grand retour au cinéma, 24 ans après « Giorgino » et je dois dire qu’elle s’en sort vraiment très bien, elle n’en fait ni trop, ni moins, apportant beaucoup de douceur à son personnage de mère aimante et nous montre aussi via une scène l’énergie qu’elle peut avoir.

Même si le récit comporte un twist prévisible, je ne cache pas qu’il est vraiment efficace. En revanche, je lui trouve une limite qui est que le film ne nous laisse aucune seconde de répit.. Vous n’aurez droit qu’à 2, 3 minutes de calme relatif avant d’être secoué en tout sens, immergé dans le glauque, la bave et le sang jusqu’à la fin de ce cauchemar dont il vous semblera qu’il n’a duré qu’une trentaine de minutes, tant le rythme est intensément soutenu. Il nous prend à la gorge dès les premières minutes par la scène d’agression spectaculaire et d’une violence rare d’une mère et de ses deux filles… Le cinéaste ose tout, martyrise ses personnages autant qu’il semble les aimer, maîtrise son oeuvre avec une indécence folle. Le spectateur n’a pas le temps de souffler quand on croit que l’horreur prend fin, ça recommence de plus belle, on est tenu en haleine jusqu’à la fin.

Pour conclure, « Ghostland » est un film vraiment malaisant, anxiogène, stressant et surtout effrayant mêlant les codes de l’horreur et l’originalité.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 17/20

Bande-annonce :

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