Nous trois ou rien

Synopsis :

D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat (Kheiron) et Fereshteh (Leïla Bekhti), éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

Kheiron

Le saviez-vous ? :

  • Lorsque Kheiron avait rencontré du succès lors de ses spectacles, ses producteurs sont venus à lui et lui ont demandé s’il avait des idées de films et il a voulu raconter l’histoire de ses parents.

Ma critique :

Ce premier film est une petite pépite ! J’ai été très surpris et le film réussit à nous faire rire quasiment tout le long même en abordant des sujets graves (emprisonnement et exécution des opposants politiques, exil et déracinement familial…). Ce mélange original est assurément bien dosé et procure de la bienveillance à ce long-métrage. La reconstitution de l’Iran des années 70 est particulièrement soignée. En outre, Kheiron fait également preuve d’un véritable talent de metteur en scène : il arrive aussi bien à maîtriser les techniques de narration d’un point de vue scénaristique et technique que la direction d’acteurs.

Leïla Bekhti & Kheiron

Ttous les comédiens sont parfaitement convaincants que ce soit le quatuor principal (Kheiron, Leïla Bekhti, Gérard Darmon et Zabou Breitman) que les très nombreux rôles secondaires (parmi lesquels se trouvent Alexandre Astier ou encore Michel Vuillermoz) : tous jouent avec beaucoup de sincérité et cela se ressent à l’écran.

Le film se décompose en deux parties d’à peu près égale longueur : toute la première partie se déroule en Iran (mais tous les dialogues sont en français) et elle mélange l’humour avec une certaine gravité tandis que la seconde, située en banlieue parisienne, est un peu plus légère même si elle réserve quelques moments très intenses aussi. On remarque que derrière la caméra, le cinéaste filme avec une tendresse évidente mais aussi une admiration sincère le parcours de ses parents si courageux, et notamment de son père. Même les scènes particulièrement difficiles sont filmées sans surenchère, sans pathos, avec une petite distance ironique qui désamorce la violence des situations. Kheiron évoque sans voyeurisme le climat de peur d’une dictature..

Pour conclure, « Nous trois ou rien » est une comédie très réussie oscillant sans cesse entre rires et larmes, racontant l’histoire des parents du cinéaste avec beaucoup de tendresse.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 17/20

Bande-annonce :

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