Plaire, aimer et courir vite

Synopsis :

1990. Arthur (Vincent Lacoste) a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques (Pierre Deladonchamps), un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Vincent Lacoste & Pierre Deladonchamps

Le saviez-vous ? :

  • Le film a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2018.

Ma critique :

Avec un réalisme fou, le réalisateur décrit la chronique des homosexuels, hors des préjugés. Il remet ainsi certaines vérités à leurs places et l’offre l’occasion aux spectateurs les plus fermés de mieux comprendre ce qu’ils n’acceptent pas. Trois mots, trois verbes qui ont tout leurs significations lors de la première rencontre entre les deux principaux protagonistes. Je trouve que ce film est rempli de paradoxe tant qu’il est froid mais dégage une certaine poésie ; c’est une oeuvre devant laquelle on rit beaucoup mais qui est également parfois très dure. On ne peut que ressentir de la tendresse pour ces personnages tellement attachants dont je suis tombé amoureux par leurs aspirations, leurs visions de la vie et de l’amour.

Vincent Lacoste & Pierre Deladonchamps

Cela est dû à la prestation impeccable de tous les acteurs ; même si nous avons l’habitude de voir Pierre Deladonchamps dans ce registre de rôle, il est vraiment magistral et a « une vraie gueule » pour ce film tandis que Vincent Lacoste m’a énormément épaté et je dois avouer que ce duo fait vraiment des étincelles. Ils livrent tous les deux des performances brillantes et saisissantes, dans deux registres très différents, mais je suis sûr que le Prix d’interprétation masculine va être remporté par un des deux comédiens ou les deux. Il ne faut pas non plus oublier Denis Podalydès qui est extraordinaire dans le rôle du meilleur ami de Jacques.

Au delà des scènes de sexe, Honoré filme à merveille les rencontres, les sentiments, les états d’âme et les corps qui s’entremêlent avant et après l’amour. Je trouve que la cruauté reste le fil conducteur du film avec l’attente, dans une cabine téléphonique qui ne viendra jamais, l’attente d’un mot doux qu’on ne dit pas. La dernière scène, sublime, laisse le spectateur bouleversé. Sans trop en dévoiler davantage, le film montre comme rarement, les effets contraintes de l’amour ainsi que l’opposition entre le premier amour qu’on n’oublie jamais ainsi que le dernier amour.

Pour conclure, « Plaire, aimer et courir vite » est une grande oeuvre qui bouleversera et chavirera les spectateurs qui réussit à ne pas être larmoyant.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 19/20

Bande-annonce :

2 commentaires

  1. […] C’est la sixième fois que le réalisateur Christophe Honoré dirige Chiara Mastroianni pour un film tandis qu’il retrouve Vincent Lacoste un an après son magnifique Plaire, aimer et courir vite […]

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