Chanson douce

Synopsis :

Paul (Antoine Reinartz) et Myriam (Leïla Bekhti) ont deux enfants en bas âge. Ils engagent Louise (Karin Viard), une nounou expérimentée, pour que Myriam puisse reprendre le travail. Louise se montre dévouée, consciencieuse, volontaire, au point que sa présence occupe une place centrale dans la famille. Mais très vite les réactions de Louise deviennent inquiétantes.

Karin Viard

Le saviez-vous ? :

  • Le film est adapté du best-seller du même nom écrit par Leïla Slimani, qui a obtenu le Prix Goncourt en 2016.
  • Le fait divers ayant inspiré le roman date de 2012 à New York où deux enfants ont été poignardés par leur nourrice, qui a tenté de se suicider mais a survécu.

Ma critique :

On connait à peu près tous déjà le fond de l’histoire même si on n’a pas lu (ce qui n’est mon cas) le roman qui a obtenu le Prix Goncourt en 2016. Le roman commence d’ailleurs par la scène finale, excluant tout suspens pour le lecteur tandis que le film emprunte un schéma narratif sur une stricte chronologie jusqu’à la scène finale. Ayant lu le roman, je trouve que la cinéaste Lucie Borleteau parvient à saisir à l’écran tout ce qui faisait la force du roman. De plus, le film joue sur plusieurs regards concernant chaque scène avec Karin Viard, avant de progressivement déstabiliser les positions jusqu’à l’affirmation d’une grande menace.

Leïla Bekhti, Antoine Reinartz & Karin Viard

Le film est porté par une performance vraiment époustouflante de Karin Viard, à la fois bouleversante et mystérieuse, formidable et terrifiante, qui offre à son personnage toutes les nuances qu’il réclamait. A ses côtés, Leïla Bekhti confirme la maturité de son jeu depuis quelques temps et qui apporte de l’émotion tandis qu’Antoine Reinartz est un peu plus en retrait même si sa performance est très convaincante. Je tiens quand même à saluer les deux jeunes enfants dans le film qui sont très naturels face à ces professionnels.

Le film aborde également les différences sociales entre ces jeunes bobos parisiens et les femmes aux origines culturelles bien différentes des leurs. Entre chronique domestique et thriller psychologique malaisant, il joue avec certaines angoisses et montre la folie tranquille derrière la discrétion et la dévotion et offre de nombreuses scènes terrifiantes pour illustrer la folie grandissante de son personnage grâce à sa mise en scène qui sublime l’horreur grâce à sa lumière.

Pour conclure, « Chanson douce » est une bonne adaptation où Karin Viard porte le fiulm sur ses épaules.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 15/20

Bande-annonce :

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