Au nom de la terre

Synopsis :

Pierre (Guillaume Canet) a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire (Verlee Baetens) sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l’exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

Guillaume Canet

Le saviez-vous ? :

  • Le film est tiré de la propre histoire du réalisateur Edouard Bergeon, et plus particulièrement son père, incarné par Guillaume Canet
  • En France, un agriculteur se donne la mort tous les jours

Ma critique :

Cette histoire sous sa forme de témoignage à partir d’une histoire vraie, est ainsi le reflet d’un grand nombre d’agriculteurs éleveurs ! Au fur et à mesure que le film avance, la dimension dramatique monte en puissance et cette spirale infernale nous happe complètement jusqu’à ce final qui nous tétanise terriblement. C’est une histoire vraie qui résume très bien la difficulté du monde agricole et l’impossibilité de survivre sans investir dans un engrenage diabolique. On sent arriver le drame inéluctable et le mérite du réalisateur est d’autant plus grand.

Anthony Bajon

Tout le monde va se mettre d’accord concernant Guillaume Canet qui trouve son meilleur rôle dans sa carrière, il s’est donné corps et âme dans le rôle du père du réalisateur qui va connaître une terrible descente aux enfers qui ne laissera personne indemne, à commencer par son fils, incarné par le très prometteur Anthony Bajon qui est d’une justesse irréprochable, ainsi que sa femme, la merveilleuse Veerle Baetens et l’implication de chacun fait vraiment plaisir et on sent qu’ils ont été dirigés d’une main de fer par le cinéaste.

Avec ce film, un de ses plus gros points forts est sa force ainsi que son authenticité qui appartiennent généralement au documentaire, mais avec celui-ci, la fiction transcende le décuple d’une manière admirable. De plus, le spectateur ressent le contexte économique, les crises, l’endettement, les décisions financières prises ailleurs mais je peux vous dire que ça prend aux tripes parce que chacun a conscience de par ses racines de la rudesse de cette vie de labeur et de l’engrenage du système productiviste qui ne nourrit même plus ces paysans devenus davantage exploitants agricoles qu’agriculteurs. Donc, on sort de la salle en étant bousculé !

Pour conclure, « Au nom de la terre » est un résultat absolument bouleversant et saisissant sur le monde paysan.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 16/20

Bande-annonce :

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