Mektoub My Love : Canto Uno

Synopsis :

Sète, 1994. Amin (Shaïn Boumedine), apprenti scénariste installé à Paris, retourne un été dans sa ville natale, pour retrouver famille et amis d’enfance. Accompagné de son cousin Tony (Salim Kechiouche) et de sa meilleure amie Ophélie (Ophélie Bau), Amin passe son temps entre le restaurant de spécialités tunisiennes tenu par ses parents, les bars de quartier, et la plage fréquentée par les filles en vacances. Fasciné par les nombreuses figures féminines qui l’entourent, Amin reste en retrait et contemple ces sirènes de l’été, contrairement à son cousin qui se jette dans l’ivresse des corps. Mais quand vient le temps d’aimer, seul le destin – le mektoub – peut décider.

Ophélie Bau & Shaïn Boumedine

Le saviez-vous ? :

  • Le film est une libre adaptation de « La Blessure, la vraie », écrit par François Bégaudeau en 2011. Ce récit, situé dans les années 80, raconte l’été des 15 ans de l’auteur.
  • La comédienne Ophélie Bau a été nommée cette année aux Césars dans la catégorie « meilleur espoir féminin ».

Ma critique :

Dès la première scène, on retrouve toutes les obsessions de son réalisateur, le sud de la France, la culture tunisienne, la nourriture et la chair des femmes.. Pendant près de trois heures, il raconte un été comme les autres avec des après-midi passées à la plage et des soirées dans des bars et les boîtes de nuits à se séduire les uns que les autres, à se désirer. Certes, le scénario est du déjà vu mais le réalisateur ne fait jamais les choses à moitié et met en scène des personnages lumineux qui vont passer un été banal, à se lier et à se désirer. La force du film s’installe dans sa durée puisque Kechiche installe un rythme lent qui finit par totalement nous entraîner dans la bande d’Amin dont on partage tous leurs secrets et leurs désirs.

Les acteurs sont tous remarquables à commencer par les deux protagonistes principaux : Ophélie Pau et Shaïn Boumedine qui sont vraiment les deux révélations de ce film et se révèlent vraiment habités par leurs rôles tandis que le spectateur est vraiment ravi de retrouver Hafsia Herzi, habituée au cinéma de Kechiche.

Ce qui m’a frappé dans ce film est que le personnage principal, Amin, est le double du réalisateur puisqu’il ne cesse de désirer les filles qui l’entourent,et pour autant, à leurs tentatives de séduction, il préfère la beauté d’une photographie ou l’écriture des scénarios. Quand la caméra d’Abdellatif Kechiche se pose sur une fille, elle la filme de haut en bas, en s’attardant sur ses fesses, comme le fait Amin, son personnage principal, qui regarde mais ne touche pas, moitié par timidité, moitié par gêne. Certaines séquences donnent d’ailleurs lieu à quelques moments de beauté cinématographique absolue : il y a ces scènes de danse au bar du restaurant ou celles des jeux de combats dans l’eau. La caméra tournoie en gros plan, fait corps avec le personnage et la musique, célèbre la peau, le film décolle. Kechiche sait filmer la sensualité, et c’est beau à couper le souffle.

Pour conclure, « Mektoub My Love : Canto Uno » est un grand film sur le désir, la sensualité, la liberté sexuelle et la jeunesse. Un vrai moment de grâce.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 18/20

Bande-annonce :

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