Douleur et gloire

Synopsis :

Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur (Antonio Banderas) en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

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Antonio Banderas

Le saviez-vous ? :

  • Président du jury du Festival en 2017, après en avoir été membre en 1992, et six fois en compétition, Pedro Almodovar revient cette année en compétition avec un film très attendu, à la fois autobiographique à travers d’un réalisateur en souffrance.
  • Il reste encore 6 jours de compétition mais ce film fait déjà partie d’un des candidats les plus sérieux pour la Palme d’Or ; ce qui est l’occasion de voir un réalisateur enfin récompensé par ce prestigieux Prix.

Ma critique :

C’est un film auquel j’ai eu un réel coup de coeur dont il faut absolument le voir au cinéma !!! Pedro Almodovar est à un moment de sa vie où l’on fait le bilan, où la mélancolie est souvent présente se mariant parfois avec une sorte de sérénité et de douceur, autant de sentiments que l’on retrouve au plus profond dans son dernier film. La patte d’Almodóvar se reconnaît dans chaque image. Une signature inimitable. Sa palette de couleurs bien sûr, présente dès ses premiers films !  C’est à la fois nostalgique, réaliste et dur comme la souffrance, la drogue et les désirs qui émaillent le récit, mais surtout comme l’expérience d’une vie peut l’être en tout un chacun.

LEID UND HERRLICHKEIT
Asier Flores, Penélope Cruz & Cesar Vicente

Ce casting est un sans faute sur toute la ligne, chaque acteur et actrice se fond dans son personnage est facilité pour ne laisser plus que l’ombre de lui-même à l’écran : Antonio Banderas est vraiment exceptionnel dans son rôle et n’a jamais été aussi puissant et bouleversant et j’aimerais qu’il remporte un Prix d’interprétation masculine. Penélope Cruz est également extraordinaire dans le rôle de la mère de Salvador lorsqu’il était enfant ! Ils sont épaulés par d’excellents comédiens comme Asier Exteandia, Leonardo Sbaraglia, Nora Navas ou encore Asier Flores.

Chaque instant est pensé, que ce soit des moments un peu barrés, des moments un peu plus posés, on retrouve le grand Almodovar de ses plus grands films. Il faut dire aussi que la musique aide à une grande réalisation. La musique joue ici un rôle particulier, fil conducteur de nombreuses scènes elle inspire beaucoup de sentiments contradictoires mais arrive toujours à point nommé.  Le scénario est tout aussi subtilement écrit, avec tact et sensibilité, distillant une émotion par petites touches, aussi belle que contenue, sans aucun pathos et qui finit par tout ravager.

Pour conclure, « Douleur et gloire » est un bouleversant autoportrait où son authenticité et sa tendresse est passionnante, porté par un Banderas magistral. Un chef-d’oeuvre !

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 20/20

Bande-annonce :

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