Si Beale Street pouvait parler

Synopsis :

Harlem, dans les années 70. Tish (KiKi Layne) et Fonny (Stephan James) s’aiment depuis toujours et envisagent de se marier. Alors qu’ils s’apprêtent à avoir un enfant, le jeune homme, victime d’une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Avec l’aide de sa famille, Tish s’engage dans un combat acharné pour prouver l’innocence de Fonny et le faire libérer…

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KiKi Layne & Stephan James

Le saviez-vous ? :

  • Il y a deux ans, Barry Jenkins s’est fait une solide réputation à Hollywood en réalisant son premier long-métrage « Moonlight » qui a notamment remporter l’Oscar du meilleur film.
  • Pour son deuxième film, il a décidé d’adapter son roman préféré de James Baldwin mais il faut savoir que ce projet date avant la réalisation de son précédent film.
  • La comédienne Regina King a remporté le Golden Globe et l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

Ma critique :

Visuellement, ce film est un petit bijou cinématographique. En continuant dans la lignée esthétique du précédent long-métrage, le réalisateur continue à allier couleurs, luminosité et noirceurs avec beaucoup de délicatesse ! Au-delà de leur histoire touchante, je trouve que chaque minute du film semble être utilisée pour les magnifier et les rendre encore plus beaux. Avec ses pauses, le film permet aux spectateurs de prendre le temps de voir les personnages respirer, se regarder et s’émouvoir. Le rythme permet également de restituer une intensité palpable lors de certaines scènes.

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KiKi Layne & Regina King

Les acteurs font exister chaque vibrations de leurs personnages, notamment KiKi Layne qui réalise une performance fantastique entre force et renoncement, son charisme inonde l’écran et surtout Regina King qui nous délivre une performance vraiment puissante et extraordinaire ! On sent qu’elle s’est vraiment impliquée dans le rôle de la mère de Tish et mérite son Golden Globes du meilleur second rôle. De son côté, Stephan James est une nouvelle fois très bon dans son rôle et prouve que c’est un acteur très intéressant !

On pourra toutefois reprocher dans ce film-ci un manque de puissance dans ce mélo et un discours trop timoré sur la condition souvent déplorable des afro-américains. Il faut cependant souligner que le récit s’accompagne d’une très belle bande-originale. La réalisation, à la fois contemplative et énergique, apporte une dimension assez poétique au film.  La narration non-linéaire peut peut-être déconcerter par moments, mais le tout se révèle fluide et ne perd jamais le spectateur, dans cette histoire touchante où l’amour côtoie l’injustice pénitencière et sociale dans ce New York des années 70.

Pour conclure, « Si Beale Street pouvait parler » est un beau film qui utilise la beauté et des images oniriques pour témoigner de ces injustices et des traumatismes de chacun pour un résultat poétique et sensible, servi par des acteurs tous remarquables malgré un manque de puissance…

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 16/20

Bande-annonce :

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