Bienvenue à Marwen

Synopsis :

L’histoire de Mark Hogancamp (Steve Carell), victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

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Steve Carell

Le saviez-vous ? :

  • Le nouveau long-métrage de Robert Zemeckis s’inspire du documentaire « Marwencol » réalisé par Jeff Mamlberg qui se basent tous les deux sur la vie de Mark Hogancamp
  • En 2000, il s’est fait sauvagement agresser par cinq hommes aux abords d’un bar parce qu’il avait raconté à l’un d’eux durant la soirée qu’il aimait porter des chaussures de femmes. Depuis qu’il s’est remis de ses blessures, Mark construit avec obsession une ville du temps de la Deuxième guerre mondiale. Il peuple son lieu imaginaire avec des poupées représentant sa famille et ses amis et explique, à l’aide de mini drames, leurs relations variées. Ce jeu et les photographies qu’il prend aident Mark à améliorer la coordination de ses mains et de ses yeux, endommagés depuis l’accident, et de gérer les blessures psychologiques provoquées par l’attaque.

Ma critique :

C’est un film visuellement assez impressionnant par tous ces petits détails. Les parties dessins animés avec les poupées sont très bien réalisées. Zemeckis livre une oeuvre techniquement très réussie, mêlant les univers, les faisant se chevaucher même parfois. Toutes les séquences animées sont assez bluffantes, les figurines sont très expressives et parviennent, par moment, à faire transparaitre des émotions. Pour moi, le film entremêle les scènes de réalité et d’imaginaire de fort belle manière et c’est cela l’un des points forts du film puisque j’avais peur d’être perdu mais le résultat se révèle être très bon malgré quelques maladresses.

Welcome To Marwen

Au casting, Steve Carell s’avère très touchant, sans être pathétique, dans le rôle d’un homme brisé qui cherche à se reconstruire à sa manière, seul avec ses poupées et son appareil photo. Il y a beaucoup de retenue dans son jeu, et même une certaine dignité qui le rend vraiment empathique. Les femmes qui l’entourent sont rarement filmées autrement que sous forme de poupées, il n’est donc pas forcément facile de juger leur performance. On va excepter la jolie Leslie Mann en voisine, qui va tout faire pour l’aider. L’actrice est moins convaincante dans son rôle qui manque de saveur. Malheureusement, on constate que les seconds rôles féminins sont presque tous très sous-exploités et peu développés.

Le film est inspiré d’une histoire vraie, ce qui fait froid dans le dos, car même si on le sait très bien, l’humain est vraiment capable de tout. Comment comprendre ce type de comportement ? De plus, ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce film est qu’il ne sombre jamais dans la perversion. Mieux, il est stylisé de manière extraordinaire par la richesse émotionnelle de son héros à travers ses projections fantasques. On peut dire que c’est une ode à l’imaginaire !

Pour conclure, « Bienvenue à Marwen » est une oeuvre réussie, aussi sensible qu’intelligente sur un thème particulièrement délicat mais parfaitement traité avec un Steve Carell excellent dans son rôle !

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 16/20

Bande-annonce :

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