Laurence Anyways

Synopsis :

Laurence Anyways, c’est l’histoire d’un amour impossible.
Le jour de son trentième anniversaire, Laurence (Melvil Poupaud), qui est très amoureux de Fred (Suzanne Clément), révèle à celle-ci, après d’abstruses circonlocutions, son désir de devenir une femme.

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Melvil Poupaud

Le saviez-vous ? :

  • Pour son troisième film, le jeune prodige québécois Xavier Dolan fait preuve d’une maturité assez impressionnante en traitant le sujet de l’alter-sexualité en s’intéressant au cas d’un homme qui ressent le besoin de devenir une femme.

Ma critique :

Voilà un très beau film sur un sujet pas forcément simple à mettre en œuvre et à l’écran, celui notamment de la différence. Un sujet fort et sensible qui en demeure très intéressant grâce à la magnificence du métrage en général, à sa très belle réalisation et mise en scène. Dans ce même sujet plusieurs thèmes dont la transsexualité, l’acceptation de la différence et la marginalité sont abordés, très bien traités et exploités. Son scénario à Dolan n’est cette fois pas basée sur sa propre expérience mais évoque un autre thème propre à la communauté gay dont il s’ait fait le porte-étendard dans le cinéma québécois, celui de la transsexualité, et en lui donnant une approche unique, celle de la relation amoureuse hétéro confronté au changement de sexe d’un des deux conjoints. En étirant son récit sur 10 ans, et son film sur 160 minutes, le scénario se devait de creuser la psychologie des personnages, et là encore il s’agit d’une réussite littéraire grâce à l’écriture de dialogues passionnants.

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Melvil Poupaud & Suzanne Clément

Le casting et les acteurs font des prouesses avec : Melvil Poupaud excellent dans son rôle complexe, Suzanne Clément excellente méritant son prix, Nathalie Baye excellente ou encore une apparition géniale d’Anne Dorval.

La réalisation est propre à celle du cinéaste tout comme l’utilisation de la musique qui est chère à Dolan. Le film joue aussi beaucoup sur les couleurs qui permettent de nombreuses interprétations tandis que la réalisation est impeccable avec beaucoup de gros plans et aussi des passages caméras à l’épaule qui donnent à son film un aspect intimiste. Et, comme à son habitude, il livre un film à la direction artistique précise dont il maîtrise les influences, toujours parfaitement exécutées, de Wong Kar-Wai en passant par David Lynch.

Pour conclure, « Laurence Anyways » est une claque cinématographique ! Un véritable rêve de cinéma dont on ne voudrait jamais sortir.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 20/20

Bande-annonce :

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