Sauver ou périr

Franck (Pierre Niney) est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme (Anaïs Demoustier) qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d’une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d’être sauvé à son tour.

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Après son premier film assez remarqué il y a trois ans, le cinéaste Frédéric Tellier revient sur l’idée de raconter une histoire dans l’univers des sapeurs-pompiers de Paris, puis des grands brûlés. Un film inspiré de faits réels nous dit-on en introduction, et qui va être narré en deux actes, d’abord un regard sur la vie d’une caserne parisienne, puis ensuite le douloureux parcours d’un homme qui tente de se reconstruire.

Pour moi, la première partie du récit demeure la plus intéressante du lot et s’avère même excellente puisque le spectateur découvre le métier du quotidien de ces soldats de feu avec ses entraînements intensifs et je dois saluer le réalisme du film qui est vraiment saisissant ! Ensuite vient une deuxième où le choc sera inévitable que se soit pour lui, ses collègues de travail ou ses proches et c’est là que le film est moins réussi que sa première partie avec un cahier des charges attendu. Il oscille entre entre la chronique sur le quotidien des réputés sapeurs-pompiers de Paris, et la tragédie lacrymale qui lui fait suite. On regrette seulement un déséquilibre entre une première moitié juste et efficace et une deuxième longue et assez pathos…

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Ce qui est certain, c’est que Pierre Niney porte considérablement le film sur ses épaules. Il est toujours juste et bouleversant dans sa prestation : de son extrême implication dans son métier puis de son effondrement lorsqu’il sera brûlé. De son côté, son épouse, incarnée par la pétillante Anaïs Demoustier fait preuve d’une extrême patience et sa performance est toujours aussi belle et les seconds rôles qu’incarnent Vincent Rottiers et Sami Bouajila sont intéressants.

Je trouve que le problème du film est qu’il n’arrive pas à trouver le bon tempo pour prendre aux tripes d’un bout à l’autre. J’ai eu l’impression que certaines scènes étaient uniquement destinées à montrer l’avancée dans le temps et qu’elles n’apportaient rien à l’histoire. C’est sûrement ce qui m’a fait décrocher par moments. Le récit est par essence un drame, mais il porte trop à l’émotion, aux larmes, ce que je ne trouve pas nécessaire à ce point.

Pour conclure, « Sauver ou périr » coche toutes les cases du drame dans sa structure bien traditionnelle avec un côté très attendu mais la performance de Pierre Niney est vraiment magistrale !

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 13/20

Bande-annonce :

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