Salaud, on t’aime

Un photographe de guerre et père absent (Johnny Hallyday), qui s’est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne (Sandrine Bonnaire). Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami (Eddy Mitchell) va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge.

423402.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Le 6 décembre est une date à laquelle tous les Français s’en souviennent… La disparition de Johnny nous a tous laissés sous le choc. Après 1 an de, j’ai décidé de vous parler aujourd’hui d’un de ses derniers films, intitulé « Salaud, on t’aime » de Claude Lelouch.

Avec ce film, Lelouch signe son 44ème film avec tout le cinéma qui lui représente. Il faut savoir que son cinéma ne rentre dans aucune case, situé à la frontière des genres. Ou si: il rentre dans un genre, celui d’un film de Lelouch, tout simplement. Ce film comme chaque film de Lelouch comporte quelques scènes d’anthologie, notamment la scène du déjeuner familial. En quelques plans, ou même en un plan d’une silhouette, Lelouch exprime la douleur indicible de l’absence. Mais c’est aussi et avant tout un film sur l’amitié et ses mensonges parfois nécessaires, sur le le pardon aussi…sans oublier ces « hasards et coïncidences » qu’affectionne le cinéaste. L’histoire de famille oscille elle aussi avec des moments plus ou moins émouvants, plus ou moins écrits, mais risque quand même de surprendre plus d’un spectateur.

002578.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

la caméra de Lelouch aime, scrute, sublime, magnifie, révèle, caresse presque tous ces magnifiques acteurs. Tout d’abord, il y a Johnny Hallyday qui n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour être ce personnage. Son visage et sa prestance racontent déjà une histoire. Il n’a pas besoin d’en faire ou dire beaucoup pour imposer son personnage grâce à sa forte personnalité, un mélange de douceur,  de douleur, de force, de fragilité. A ses côtés, il y a Sandrine Bonnaire avec qui il forme un couple évident. Solaire avec son sourire lumineux et empathique et dont on comprend qu’il en tombe immédiatement amoureux. Eddy Mitchell est aussi excellent dans le rôle du meilleur ami tandis que les seconds rôles se complètent bien avec Valérie Kaprisky, Antoine Duléry, Rufus ou encore Agnès Soral.

Si la première partie partie du film est vraiment excellente, le film bascule dans le polar avec une intrigue absolument tirée par les cheveux dont on n’y croit malheureusement pas… Je trouve même que les ressorts du thriller n’ont strictement aucun intérêt. On va dire que je suis plus sceptique sur la dernière partie en forme d’enquête criminelle qui apporte un regard nouveau sur l’histoire mais ne la change pas fondamentalement.

Pour conclure, « Salaud, on t’aime » est une bonne chronique familiale pour les trois quarts du film, dans des tonalités dramatiques sincères et touchantes mais les 20 dernières minutes sont décevantes…

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 14,5/20

Bande-annonce :

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s