Drive

Un jeune homme solitaire (Ryan Gosling), « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant – et au volant, il est le meilleur ! Shannon (Bryan Cranston), le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose (Albert Brooks), un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino (Ron Perlman), dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene (Carey Mulligan) et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene (Oscar Isaac) sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

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Ce film est l’adaptation du livre du même nom, écrit par James Sallis. Il a été présenté en sélection officielle lors du Festival de Cannes 2011 où il a reçu un accueil triomphal de la part des critiques et des Festivaliers et a remporté le Prix de la mise en Scène.

Contrairement à ce que suggère la bande annonce, « Drive » n’est ni un film de bagnoles, ni un film de gangster. Il s’agit plutôt d’une sorte de rêve contemplatif au rythme lent, parsemé d’excès de violence brefs, mais d’une brutalité extrême. Plastiquement superbe et d’une efficacité redoutable, ce film est un véritable chef-d’oeuvre, un bijou sous hypnose où l’on en ressort la tête pleine d’images et de sons ! Je trouve qu’il existe mille façons d’aborder et d’analyser « Drive ». C’est tout aussi bien une magnifique histoire d’amour qu’un film noir profondément pessimiste ! Le scénario est au second plan mais comporte tout ce qu’il faut de rebondissements pour nous tenir en haleine. C’est le reste qui fait la richesse du film avec une réalisation sublime, une mise en scène extraordinaire et une caméra qui filme chaque scène comme une véritable merveille du cinéma !

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Ryan Gosling est énigmatique, habité d’une rage folle pour défendre les personnes qui lui sont chères, avare de parole mais disposant d’un charisme fou, Carey Mulligan est magnifique, d’une grâce touchante tandis que les seconds rôles sont également excellents, notamment Albert BrooksOscar IsaacBryan Cranston et Christina Hendricks.

Le film transporte le spectateur dès le début, la séquence de poursuite entre la police et le héros qui conduit pour deux braqueurs est hallucinante et tellement bien filmée qu’on ne peut que s’émerveiller devant la réalisation de Winding Refn qui nous offre une première séquence d’anthologie. Certes le film est très violent mais il conserve sa beauté naturelle avec ses plans superbes magnifiés par la lumière qui se dégage du style de la réalisation. Mais Drive ne serait pas un chef-d’œuvre s’il ne possédait pas de scènes d’anthologies dont on s’en rappellera toute notre vie.

Pour conclure, « Drive » est une merveille du septième art, à voir comme une oeuvre d’art ! Une grosse claque à voir et à revoir !

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 20/20

Bande-annonce :

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