Le Prénom

Vincent (Patrick Bruel), la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth (Valérie Benguigui) et Pierre (Charles Berling), sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude (Guillaume de Tonquédec), un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna (Judith El Zein), sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

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Deux ans seulement après la présentation de la pièce débarque, le prénom, le film. Les deux auteurs ont décidé de l’adapter au cinéma en le réalisant eux-mêmes. Les comédiens qui avaient joué la pièce de théâtre, ont presque tous poursuivi l’aventure en jouant les mêmes rôles.

Cette comédie reflète très bien le portrait des autres sur nos différences, nos goûts, mais de ceux qui nous sont proches comme la famille et les amis. Le film prend son temps pour démarrer, introduisant chacun des personnages principaux correctement sans chercher à tomber dans le délire lourd et récurrent qui devient vite chiant dans plusieurs films. Et c’est lorsque commence l’apéro que le vrai spectacle comment : entre quiproquo, règlement de compte caché par hypocrisie, foutage de gueule et querelles enfantins voire même ridicule entre amis et membres de la famille, le film gagne lentement mais surement en intensité tout au long. Si il traite d’un sujet universel, il s’agit davantage d’un prétexte  servant à crever les différents abcès existants entre les personnages, soit un sujet tout aussi universel. Les petits secrets et les vielles rancunes explosent dans un feu d’artifice de répliques mémorables et aussi subtils abordant des sujets comme  le choix d’un prénom mais aussi l’homosexualité, la différence d’âge entre deux personnes qui s’aiment, ainsi que la parité homme-femme dans la vie quotidienne de couple…

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Nous avons ici un casting de haute volée à commencer par Patrick Bruel qui est époustouflant dans le rôle du futur père ayant un drôle de sens de l’humour tandis que Valérie Benguigui est excellente dans le rôle de la soeur et professeur désespérée d’être dans l’ombre de son frère, incarné à merveille par le facétieux Charles Berling. Chapeau bas également à Guillaume de Tonquédec qui est vraiment excellent mais je regrette que Judith El Zein est inférieur à ses partenaires.

Les révélations et crises de nerfs s’enchaînent, ne laissant que tout juste le temps au public de reprendre sont souffle entre chaque fou rire. La mise en scène de Delaporte et de La Palletière est dynamique avec des personnages qui sont en mouvements constants. La caméra elle, parvient à saisir ce spectacle et tout ce beau monde sans en perdre une miette. Quant au fond, il faut avouer que nous rêvons tous de ce genre de soirées. Qui n’a jamais voulu cracher toutes ses rancœurs aux êtres qui lui sont les plus chers ? On pourra juste regretter quelques facilités scénaristiques, et certaines situations sont un peu tirées par les cheveux…

Pour conclure, « Le Prénom » s’avère être l’une des meilleures comédies françaises de ces dernières années qui s’avère intelligente,drôle et jouissive.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 17/20

Bande-annonce :

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