La Fête des mères

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir … Fils ou fille, nous restons quoiqu’il arrive leur enfant avec l’envie qu’elles nous lâchent et la peur qu’elles nous quittent. Et puis nous devenons maman … et ça va être notre fête !

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Marie-Castille Mention-Schaar est une réalisatrice qui a beaucoup de talent dans sa finesse et d’écriture et j’attendais avec impatience son cinquième long-métrage évoquant un sujet qui nous touche plus : nos mères.

Ceux qui s’attendent à un film drôle ou ceux qui imaginent ici une véritable histoire seront déçus puisque c’est un film choral, qui met en scène une multitude de personnages qui se croisent et s’entrecroisent. Tous sont reliés par un fil que seuls les spectateurs peuvent remarquer. Ce film est un hymne aux mères qui assurent d’une façon ou une autre la transmission, mais également à toutes les femmes. Il décortique avec justesse et sensibilité les rapports des mères avec leurs enfants, il se penche autant sur le ressenti des mères que celui des enfants. Au début du film, j’avais un peu peur de bons sentiments mais la cinéaste préfère un certain réalisme empreint de mélancolie doublé d’une pudeur dans l’émotion avec quelques notes d’humour discrètes.

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Le casting féminin est de haute volée avec notamment Audrey Fleurot qui est très juste dans son rôle de la Présidente de la République, Clotide Courau est également très convaincante tandis que Nicole Garcia est excellente mais c’est surtout la comédienne Olivia Côte qui sort du lot et nous livre une performance impeccable et c’est également un plaisir de retrouver Carmen Maura. En revanche, je trouve que Pascale Arbillot est plus en retrait que ses partenaires.

Je reproche un peu à l’histoire d’aligner un peu trop de personnages sur une heure et demie ce qui empêche forcément d’en creuser certaines qui attirent plus notre attention. Le traitement des protagonistes n’est pas forcément égal, certains parcours nous passionnent plus que d’autres et les histoires semblent parfois se croiser de manière un peu trop forcée. Le sujet est traité sous toutes les coutures entre la mère absente, la mère aimante, le fils omniprésent ou encore la maternité homoparentale, et si on peut avoir l’impression parfois que c’est survolé mais c’est habilement traité. De plus, les images sont belles, et la caméra est au plus près des émotions des protagonistes et les beaux plans s’enchainent de manière étonnante.

Pour conclure, « La Fête des mères » est un film choral assez réussi sur la maternité avec une mise en scène recherchée et des comédiens tous irréprochables.

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 14/20

Bande-annonce :

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