Marie-Antoinette

Évocation de la vie de la reine d’origine autrichienne (Kirsten Dunst), épouse mal-aimée de Louis XVI (Jason Schwartzman), guillotinée en 1793. Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité. Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose. Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle. Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?

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Comme vous le savez, de 71ème Festival de Cannes commencera demain, j’ai donc décidé de vous parler à partir d’aujourd’hui jusqu’à dimanche prochain les films en compétition à Cannes et je commence aujourd’hui avec le troisième long-métrage de la réalisatrice Sofia Coppola, qui a été hué lors de sa projection..

Il ne suffit que quelques plans pour être déjà totalement subjugué par la réalisation de Sofia Coppola, qui, ici encore, nous dévoile son grand talent de cinéaste. Comme d’habitude, elle peignait avec la maîtrise des plus grands histoires extraordinairement sensibles et justes sur la solitude, la douceur et la mélancolie comme la difficulté de vivre, avec légèreté mais aussi amertume. Ce film-là repose sur la même formule mais, en situant son récit à la veille de la Révolution française, et une touche de modernité est présente. Cette ambiance nous offre une facilité étonnante à s’intéresser aux scènes et aux dialogues qui ne sont pourtant pas toujours palpitants ! On assiste à des images qui nous donnent une idée de la vie de la cour du roi, des potins. Ce climat se ressent particulièrement à la fin, lorsque le roi et la reine sont seuls dans la salle à manger en silence, et que le peuple gronde aux portes du château. Une scène lente, plutôt longue, qui impose une atmosphère dramatique et nous fait prendre conscience de la façon dont ça a éventuellement pu se passer.

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Une des réussites du film est sans aucun doute Kirsten Dunst, incarnant de manière parfaite Marie-Antoinette. En plus de son charme et de son talent, elle porte le film à elle-seule. Je trouve qu’elle arrive à transmettre une quantité incroyable d’émotions et parvient magistralement à faire revivre la mythique reine de France. Il ne faut ne pas oublier non plus la performance très convaincante Jason Schwartzman, dans le rôle de Louis XVI.

Tout le film est centré autour de ce personnage, et c’est dans un mélange de surprises et de plaisir qu’on apprend à voir Marie-Antoinette sous un oeil complètement différent, qu’on ne peut qu’éprouver de la compassion et de l’affection pour cette reine. La dimension dramatique du film est absolument remarquable, et je dois avouer que c’est cela qui passionne et bouleverse le spectateur. De plus, le film regorge de couleurs aussi belles les unes que les autres, des robes époustouflantes et c’est sûrement un des plus beaux costumes que j’ai vu dans un film.

Pour conclure, « Marie-Antoinette » est un film éclatant, bourré d’énergie, porté par Kirsten Dunst. Une belle réussite !

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma note : 16/20

Bande-annonce :

 

Un commentaire

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