La Rafle

Ce film évoque l’arrestation par des policiers français, le 16 juillet 1942 et leurs détention au Vélodrome d’Hiver, dans des conditions épouvantables, des treize mille cent cinquante-deux victimes de la rafle du Vél’ d’Hiv, avant leur déportation, au bout de quelques jours, vers le camp de transit de Beaune-la-Rolande puis le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkeneau.

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« La Rafle » est avant tout un document utile pour l’Histoire. Jamais jusqu’à présent la rafle du Vel’d’Hiv n’avait été montrée au cinéma aussi directement en adoptant le point de vue des enfants et le Vélodrome a été détruit. Il n’existe d’ailleurs quasiment aucun document d’époque de cet épisode sinistre de l’histoire de France qui porte la trace infâmante de la complicité de la police et de l’Etat français dans la déportation des Juifs.

Il fait naître en nous des émotions vraiment violentes. En fait, à chaque fois que j’ai vu ce film, j’ai été révolté. Et profondément attristé. Le fait de savoir que les évènements relatés se sont réellement produits durant cette seconde guerre mondiale nous pousse à entrer encore plus violemment dans cette époque troublée. 1944, les autorités se penchent sur ce qu’ils appellent « le problème juif ». Un fichier juif est créé, recensant toutes les personnes de confession juive. Il est obligatoire pour elles de porter l’étoile jaune. Certains espaces publics leur sont interdits. Petit à petit, on leur interdit l’accès à certains emplois, aux théâtres, cinémas. Puis vient la rafle. Les allemands exigent qu’un certain nombre de juif leur soit livrés. Un matin, avant l’aube, la rafle commence. Ils prennent tout le monde. Hommes, femmes, enfants, vieillards. Ces gens sont menés au Vélodrome d’hiver où on les laisse des jours entiers sans vivres, sans eau, sans médicaments. Puis ils sont transférés dans un camp de concentration, avant d’être envoyés dans un camp d’extermination. Voilà pour l’histoire, absolument inhumaine.

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Les personnages du film m’ont beaucoup marqué, surtout le petit Joseph. C’est un enfant qui ne comprend pas pourquoi tout cela arrive. Il est adorable, et courageux. Et il souffre de la discrimination qu’il subi de fait de sa confession, même s’il n’en dit rien et en rigole avec son père. Cet acteur m’a bouleversé et on pourrait croire qu’il a déjà vécu ça. Son père, joué par Gad Elmaleh, m’a beaucoup surpris puisqu’il excelle en père de famille juif, faussement insouciant, philosophe à ses heures. Mélanie Laurent qui incarne Anette, l’infirmière protestante est très convaincante, son personnage suitdans le camp de concentration et se met au même régime qu’eux pour prouver aux autorités que cette alimentation est loin d’être adaptée. Elle souffre comme eux finalement. Jean Reno est au sommet de son art dans le rôle du médecin.

Le film est très dur avec des scènes violentes et choquantes où une atmosphère extrêmement pesante se fait ressentir.

Pour conclure, « La Rafle » est film important pour ne pas oublier les personnes qui ont perdu la vie durant cet épisode tragique de l’histoire de France.

Et vous, qu’avez-vous pensé ?

8,5/10

Bande-annonce :

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