Les Merveilles

Dans un village en Ombrie, c’est la fin de l’été. Gelsomina (Maria Alexandra Lungu) vit avec ses parents (Sam Louwyck et Alba Rohrwacher) et ses trois jeunes soeurs, dans une ferme délabrée où ils produisent du miel. Volontairement tenues à distance du monde par leur père, qui en prédit la fin proche et prône un rapport privilégié à la nature, les filles grandissent en marge. Pourtant, les règles strictes qui tiennent la famille ensemble vont être mises à mal par l’arrivée de Martin, un jeune délinquant accueilli dans le cadre d’un programme de réinsertion, et par le tournage du « Village des merveilles », un jeu télévisé qui envahit la région, dirigé par Milly Catena (Monica Bellucci).

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La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher a présenté son deuxième long-métrage « Les Merveilles », présenté au 67ème Festival de Cannes où il a reçu un accueil très contrasté… Certains festivaliers ont été émerveillés par ce film, et d’autres se sont endormis durant la projection. Puis, lors de la cérémonie de clôture, le film a remporté le Grand Prix, ce qui a beaucoup surpris les critiques et les festivaliers. Donc, j’étais très curieux de découvrir ce film, d’autant que j’aime beaucoup le cinéma italien puis le Grand Prix est une récompense très prestigieuse, puisque c’est presque la « Palme d’Or ».

Boudé par la critique, ce film ne manque pas d’originalité en nous livrant un portrait sans concession du milieu rural italien. Tout d’abord, je trouve que c’est un fascinant regard sur le travail d’apiculteur artisanal de cette famille bien qu’ils ne respectent aucune norme.. La caméra prend plaisir à capter leurs gestes. Puis, le film s’inscrit dans l’espace restreint d’une famille dont les parents ont fui la ville pour préserver leurs enfants. Je peux comprendre que ce film a conquis la Présidente du Jury au 67ème Festival de Cannes, Jane Campion, puisque ce long-métrage dresse un portrait assez saisissant de jeunes filles marginales malgré elles.

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Honnêtement, c’est un film qui m’a un peu ennuyé, mais je dois avouer que c’est un film envoûtant, poétique et réaliste. L’intérêt de ce long-métrage est les rapports entre tous les membres de la famille, notamment entre le père et la fille aînée, mais tous souffrent d’une situation socialement difficile. La jeune fille Gelsomina rêve de s’ouvrir au monde extérieur, qui veut faire participer sa famille au jeu de la télé-réalité et elle est curieuse à son âge au monde des paillettes via le personnage de la sublime Monica Bellucci qui est assez hilarante dans ses scènes.

Le début du film est un peu long et on découvre avec intérêt le portrait de la famille écologique travaillant dans l’apiculture : le père très sévère, protège à tout prix leurs enfants pour qu’ils ne soient pas attirés par la société de consommation, la mère à la fois excédée par la personnalité de son mari. Les quatre enfants n’osent pas à parler à son père. L’ainée Gelsomina, endurcie, se défoule sur sa soeur cadette. Dans le film, il y a aussi implicitement le thème de la maltraitance malgré l’amour disproportionné du père.

Pour conclure, « Les Merveilles » est un film délicat, poétique et profondément sincère malgré des longueurs…

Et vous, qu’avez-vous pensé ?

7/10

Bande-annonce :

 

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