Robocop

Les services de police inventent une nouvelle arme infaillible, Robocop (Joel Kinnaman), mi-homme, mi-robot, policier électronique de chair et d’acier qui a pour mission de sauvegarder la tranquillité de la ville. Mais ce cyborg a aussi une âme…

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En 1987, le réalisateur Paul Verhoeven a réalisé ce qui est devenu un classique de la science-fiction, à savoir « Robocop » qui m’avait beaucoup plu. 17 ans plus tard, le cinéma américain est rempli par les remakes et les reboot, pour le meilleur ou pour le pire. Il était donc inévitable, dans ces conditions, que le robot flic ne fasse son come back. Autant vous le dire tout de suite, j’avais beaucoup de craintes avant de voir ce film.. J’ai été agréablement surpris par ce remake de José Padilha.

Le cinéaste injecte de son talent pour signer un film d’une vraie mise en scène et également de conserver le fond politisé du film de Verhoeven en réactualisant ses thématiques. De plus, je trouve que cette version offre un paradoxe intéressant puisque certaines scènes témoignent de la vision d’un réalisateur soucieux d’imprimer sa patte et ses thématiques. Le long métrage prend le temps de mettre en place les personnages importants et pour programmer ce policier mi-humain mi-robot, posant des questions complexes qui surpassent le simple film d’action. Visuellement, le film en entier est bien sûr beaucoup plus soigné que la version de 1987, les effets spéciaux étant beaucoup plus crédibles et bien intégrés. Cela dit, voilà une excellente occasion de réfléchir à ce que les spectateurs de 2041 penseront des effets spéciaux d’aujourd’hui …

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Les acteurs sont très convaincants et plus subtils que dans la version originale, à commencer par l’acteur qui incarne le rôle titre, Joel Kinnaman qui est très bon et qui incarne un personnage complexe et plus profond que Peter WellerSamuel L.Jackson est hilarant dans le rôle d’un présentateur télé ultra-patriotique. Gary Oldman et Michael Keaton s’en sortent également bien.

L’homme ne veut pas être une machine, il se bat contre le contrôle de ceux qu’il considère comme les geôliers. Personnellement, je trouve que c’est un message basique, mais extrêmement bien traité, comme à l’image de la famille d’Alex Murphy qui trouve ici son importance. Sa femme et son fils ont une réelle importance et servent aussi à le rattacher à sa part d’humain et font que, même lorsque l’on a une machine sous nos yeux, on pense être face à un humain. La psychologie est beaucoup plus approfondie que par le passé, et le métrage n’est plus une histoire de vengeance certes passionnante, mais plutôt classique. Robocop punira tout de même ceux coupables de sa mort, mort d’ailleurs moins intense, cruelle et marquante que précédemment, mais il ne le fera que vers la fin.

Pour conclure, « Robocop » est un remake maîtrisé réussi, que ce soit au niveau du scénario, de la réalisation ou de l’ambiance.

Et vous, qu’avez-vous pensé ?

8/10

Bande-annonce :

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