Écrire pour exister

Erin Gruwell (Hilary Swank), enseignante novice de 23 ans, a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves l’ignorent superbement et se regroupent en clans, prêts à s’affronter au moindre prétexte. L’ambiance empire au fil des jours, en dépit des efforts sincères et maladroits d’Erin pour prendre en main cette classe d’irrécupérables. Un incident mineur met finalement le feu aux poudres, donnant du même coup à Erin l’occasion d’ouvrir le dialogue avec les jeunes. Avec tact et humour, en évitant d’instinct le piège du paternalisme, Erin parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. Pas à pas, à travers l’usage de la parole puis de l’écriture, elle accompagne ses élèves dans une lente et délicate reconquête de leur amour propre, libérant en eux des forces, des talents et une énergie soupçonnées…

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Adapté d’une extraordinaire histoire vraie, « Écrire pour exister » est donc une énième version hollywoodienne du parcours d’une jeune professeur idéaliste qui a su redonner espoir à une communauté déchirée par la haine et la violence. C’est une histoire poignante parce qu’elle est vraie mais aussi parce qu’elle résonne toujours aujourd’hui et reflète le problème de l’éducation et de l’inégalité du système scolaire dans des pays qui pourtant sont fondés sur l’égalité des chances. Le film n’évite pas les maladresses mais reste digne d’intérêt grâce à la justesse des jeunes acteurs associée à la sincérité du projet.

Bien entendu, le sujet n’est pas neuf, j’ai également pensé au film « Coach Carter » avec Samuel L.Jackson, qui évoquait les valeurs d’intégration. Ici, il y a une prouesse intellectuelle qui est la vision quasi documentaires des quartiers pauvres de Los Angeles. A travers les confessions en voix off de quelques élèves, le script parvient à balayer les principaux cancers qui gangrènent les ghettos américains : la prostitution, le racisme et la violence compulsive.

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C’est une histoire passionnante qui nous parle de la difficulté pour les enseignants d’inspirer leurs élèves, mais aussi du rôle fondamental qu’un enseignant peut jouer dans la vie des jeunes adultes. Ce film pourrait être comparé au « Le Cercle des Poètes Disparus » avec Robin Williams, mais en version beaucoup plus trash et surtout plus contemporain. Il y a des scènes fortes et un parallèle plus qu’intéressant entre le phénomène de gang et le nazisme décrit par la prof comme « le gang ultime ». Au contact du « Journal d’Anne Frank », l’éveil des élèves à une vérité qui dépasse le cadre de leur ghetto parait certes un peu facile mais « Ecrire pour Exister » a au moins le mérite de montrer la face lumineuse d’une communauté américaine souvent réduite à des clichés hargneux marqués par la violence.

Après avoir enfilée les gants de boxe pour Clint Eastwood, l’actrice oscarisée Hilary Swank se retrouve dans un rôle infiniment plus doux et plus féminin. Elle est très convaincante dans son rôle de jeune femme blanche très protégée dans son cocon familiale et pleine de bonnes intentions qui se retrouve brutalement confrontée à la violence. Il faut aussi souligner la performance des jeunes acteurs qui se sont révélés dans ce film et qui participent activement à son succès.

Pour conclure, « Écrire pour exister » est une belle histoire, bien racontée avec un scénario qui tient la route.

Et vous, qu’avez-vous pensé ?

8,5/10

Bande-annonce :

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